Déshabillons nos pensées - bloomday * Personal Branding & Soft skills

Déshabillons nos pensées

Déshabillons nos pensées

Alain Cayrol a créé un outil de PNL, la boussole du langage, permettant de faciliter la communication et d’éviter les malentendus. Pratiquement, pour nous, ça veut dire qu’on doit penser : « STOP ! Quels sont les faits ? » Déshabillons nos pensées.

Trop de couches

D’un simple fait, nous en arrivons parfois à nous braquer très vite. Un retard, une phrase, une attitude : et ce sont nos jugements, interprétations et généralisations qui nous entraînent dans l’horrible (L’HORRIBLE ! L’INFÂME !) monde des suppositions qui nous empoissonnent la vie. On démarre sur un acte commis par un proche ou un collègue pour en tirer toutes sortes de conclusions. La dégringolade est proche : on peut même s’installer dans une dynamique relationnelle basée sur une erreur de départ. L’idéal serait de stopper la machine avant que cela n’arrive.

Comment faire ?

Soyez attentifs à des mots ou pensées qui vous viennent immédiatement : « il ne faut pas », « c’est toujours comme ça », « Je ne pourrais jamais », « il a fait ça parce que », … Ces réflexes renforcent des positionnements qui ne sont peut-être plus d’actualité, ou qui ont été créés à force de les dire. Plutôt que de nourrir la bête, autant la questionner. Et pour cela, revenons-en aux faits grâce à des questions simples :

  • « Il ne faut pas » : que se passerait-il si on le faisait quand même ? Pratiquement ?
  • « C’est toujours comme ça » : Vraiment ? Toujours ? Il y a sûrement des gens qui font autrement, non ? Réfléchissez à des contre exemples.
  • « Je ne pourrais jamais » : Sur quoi vous basez-vous pour le penser ? N’y a-t-il pas des solutions à apporter à des problèmes concrets pour pouvoir faire ?
  • « Il fait ça parce que » : êtes-vous certain de connaître sa pensée ? En quoi le fait qu’il agisse de cette manière vous fait penser que cela démontre ce que vous croyez ?

Popcorn

Nous reparlerons probablement de popcorn dans un autre article (vous allez comprendre pourquoi).
En attendant, donc, si vous :

  • vivez mal une situation donnée, une phrase qui a été dite et aussitôt interprétée par vous comme étant le signe d’une pensée négative,
  • mettez du jugement dans l’acte d’un tiers,
  • avez envie même d’en tirer une règle (« Il faut faire comme ça, sinon c’est l’anarchie », « ça ne se fait pas », etc.),

…alors essayez de revenir à la première couche, déshabillez vos pensées : ce qui est dit/fait, et pas ce que vous en comprenez. Comme au cinéma : vous regardez le film en mangeant du popcorn et vous regardez l’image.

Si vous souhaitez y voir plus clair, une fois que vous avez bien remis les compteurs à zéro, pensez à poser des questions afin d’éclaircir la situation, et d’éviter de partir en vrille tout seul.

Monter dans les tours

Expression magnifique que je n’ai comprise que lorsque j’ai commencé à conduire ma voiture (avant j’imaginais une princesse tout en haut d’une tour, vexée, boudant toute sa colère par la fenêtre). Bref. Ne montez pas dans les tours trop vite, vous savez certainement ce que c’est que d’avoir été incompris, ou d’avoir dû justifier vos propos, d’avoir été outré que l’on puisse penser une horreur vous concernant… Alors levez le pieds (ou redescendez les escaliers de la tour, si vous ne conduisez pas 😉 ).

On respire, et on aplatit.

 

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