Bloom ! Maintenant vous pouvez pleurer

Que pensez-vous de Facebook ? Voici mon avis : en choisissant bien ses “amis”, on peut y trouver des merveilles. Facebook ne sert qu’à s’amuser ? Détrompez-vous : on y trouve des pépites très utiles et des opportunités à saisir. Et j’avoue… Facebook m’a fait pleurer de très bonnes larmes la semaine dernière. Vous pourriez aussi pleurer si vous fouillez bien. Maintenant.

Pas des horreurs

Je ne parle pas de larmes pour les horreurs que nous vivons ici ou ailleurs, horreurs dont la majorité est victime et dont on entend parler à la radio. Non, pas des horreurs. Je parle des émotions, des bonnes larmes qui sortent, parce qu’un contenu vous touche soudainement personnellement, dans ce que vous êtes au fond de vous. Surtout si vous doutez parfois de qui vous êtes est au fond de vous…

Je vois la beauté dans tout

Je vois la beauté dans chaque chose

Facebook maintenant : à boire et à manger

Maintenant, sur Facebook, on peut trouver le pire et le meilleur. Mon compte professionnel est séparé de mon compte personnel, destiné essentiellement à ma famille pour ce que je partage (les photos de la descendance, par exemple). Je n’adore pas partager beaucoup de choses sur Facebook qui soient personnelles. J’ai l’impression que je m’exprime mieux sur la vie de tous les jours en parlant directement à un interlocuteur. Par contre, j’adore y lire les conversations de certaines personnes que j’ai  rencontrées durant mon parcours professionnel et qui sont devenues des amis ou en tout cas une sorte de garde rapprochée. Éducatrice, formatrice pour adultes, gérante en Horeca, écrivain, graphiste, militante politique, parolière pour Les Déménageurs, coordinatrice d’événements ou d’administration, … Ces métiers m’ont donné un entourage varié que je retrouve inévitablement sur Facebook et qui sont doués pour dénicher de bons articles ou provoquer débats intéressants. Je reste spectatrice de mon “mur” et j’apprends. Mais : une spectatrice qui sait saisir les belles opportunités de lecture. Voilà comment, la semaine dernière, j’ai pleuré en lisant un article qui mettait l’accent sur des difficultés que je rencontre. Petit exemple :

Fortement connectés au monde et aux gens, nous percevons surtout les émotions qui transparaissent d’une personne, sans forcément prêter beaucoup d’attention au discours. Il nous est tout simplement impossible de détacher le travail de l’émotionnel : notre intégrité morale et nos valeurs passent en priorité, tout le temps, partout. Pas moyen de négocier avec nous-mêmes, qu’il soit question d’un job ou d’autre chose.

Ça n’a peut-être l’air de rien comme ça. Pourtant cela remet la nuance dans certains gros traits avec lesquels on pourrait me dépeindre.

Je suis persuadée que vous avez déjà été dépeints à gros traits par quelqu’un, en reconnaissant une part de vérité dans ces gros traits, mais en vous disant Non ! Les faits lui donnent raison, mais ma motivation est différente. La motivation, l’intention, c’est ce qui nous guide, ce sont nos valeurs qui se meuvent. Et cela fait une grande différence de savoir ce qui nous pousse à agir.

Des souvenirs remontent quand on fouille

J’adore les surprises, les cadeaux, les bonus… En recevoir, et en faire ! Alors trouver une bonne ressource comme cet article, comme si elle m’attendait : c’est du bonheur ! Et vous ? Vous aimez recevoir des surprises ? Oui ? Vous les appréciez ?

Alors quand vous trouvez des articles abordant des sujets qui vous touchent personnellement, vous ressentez probablement comme moi le besoin de lire, relire, et consigner ces phrases si précieuses, celles où un inconnu a eu le talent de mettre des mots sur une chose ressentie depuis longtemps. J’imagine qu’il vous est peut-être difficile – quand le temps vous manque, quand vos proches ont besoin d’un aspect de vous seulement, quand votre travail vous mange – de réunir tous les aspects de votre personnalité et d’avoir confiance en vous, en votre unité, en votre moi profond.

D’autant plus difficile que parfois, ce qu’on a été devient un souvenir parce que la vie nous absorbe, et qu’on n’ose pas embêter les autres avec nos regrets ou nos remords.

ilovevintage

J’aime le vintage

Quand je pense à mes études de recherche artistique et à mon diplôme de communication, à tous les textes que j’ai écrits pour obtenir mon diplôme, je me dis que la vie était simple et évidente : je voulais écrire, et c’est tout. J’étais à Bruxelles, entourée d’amis qui comme moi aimaient les boutiques de seconde main et les bouquineries, aller fureter aux Petits riens pour dénicher de belles vieilleries, et aménager nos petits appartements avec des caisses à vin et des photos au mur. J’ai la sensation qu’il y a eu 8 vies depuis. J’ai travaillé pour une maison d’édition, j’ai géré des plaines de jeux de 500 enfants, voyagé pour mon travail à Montpellier toutes les semaines, géré 20 personnes et le stock de deux établissements Horeca, dirigé une section de formation pour adultes qui reprenaient leur carrière en mains, écrit des chansons pour des groupes qui cartonnent auprès du jeune public, fait des sites et des affiches à ne plus les compter pour toute sortes d’entreprises… 8 vies ! Pourtant au fond de moi il y a toujours cette étudiante (petite fille ?) émerveillée, qui comprend les concepts et essaie de communiquer par l’image ou le texte une émotion. Une jeune fille qui veut appréhender les systèmes, et huiler la mécanique, dans un salon plein d’histoires, entourée de disques de  Depeche Mode, d’une vieille boite chinée aux puces, avec aux pieds des talons Fifties trouvés à 12€ chez Zacharia… (mon seconde main préféré de Saint-Gilles).

Pour en revenir à ce fameux article, voici un autre extrait qui illustre bien la chose :

[Aujourd’hui] … il faut “endosser un rôle”, une façon de parler, un vocabulaire, une attitude qui correspondent aux standards du métier, et qui sont très difficiles à assumer pour une personne chez qui le sens éthique est très fort. … Là où la pression de la compétition pousse tout le monde à affirmer des choses pour convaincre, affirmer, paraître “expert”, vendre plus et plus vite, [ils] ne peuvent aller contre leur intégrité personnelle.

Comment concilier tout ce qu’on est dans un monde qui va parfois trop vite ou qui est parfois si rempli. Comment concilier la vie:

  • d’une étudiante qui écrit la nuit en se fichant de la vaisselle
  • avec la vie d’une maman d’un enfant de 5 ans
  • et un amoureux espérant que sa chérie est une femme et non une jeune fille libre de ses horaires…

Vous voyez de quoi je parle n’est-ce pas ? Même avec un chéri très amoureux ou très compréhensif, on sait qu’il faut pouvoir négocier que ces petits bouts de soi si précieux existent dans nos vies tout en se sentant à la hauteur de ceux qu’on aime.

Je suis digne de confiance

Je suis digne de confiance

Qu’est-ce qu’une femme, d’ailleurs ?

La pression que tout le monde ressent quand il s’agit de jouer son rôle est palpable très souvent. Je suis persuadée que sur votre mur Facebook, vous trouvez aussi des articles ou même simplement des panneaux qui vous touchent parce qu’ils vous rappellent des valeurs essentielles à vos yeux. Et ils vous rappellent aussi que ces valeurs ne sont pas assez présentes dans votre vie.

Durant mes consultations en hypnose ou en coaching de vie, je croise souvent des femmes qui ont l’impression d’avoir perdu ce petit bout de quelque chose qui les faisait pétiller. Je ne peux pas décrire ce qu’est une femme, mais je peux voir quand une femme n’est pas satisfaite de sa vie. Elles viennent pour cela, me direz-vous. Oui. Elles viennent pour cela. Et ce sont leurs potentialités que je vois, parfois  un peu plus qu’elles-mêmes. Grâce aux discussions, aux séances de travail, ce potentiel surgit et nous récompense toutes les deux. Soudain, une femme retrouve le morceau d’elle qui lui manquait. Il se retrouve ensuite dans des actions simples : prendre le temps d’écrire la nuit, passer son tour pour la vaisselle, de temps à autres, … Avant d’en arriver là, on a parfois essuyé des larmes.

La thérapie, le coaching, l’hypnose

J’ai aussi connu des périodes douloureuses. J’ai eu la chance de rencontrer des personnes qui m’ont permis d’avancer. En thérapie, en coaching et en hypnose. Les méthodes et les bases de chacun des professionnels n’étaient pas les mêmes. Un thérapeute ne se base pas sur les mêmes fondements théoriques qu’un autre. Un coach n’a pas le même parcours qu’un autre. Un hypnologue n’a pas la même manière d’accompagner les séances qu’un autre. Personnellement, c’est par choix que je n’ai pas voulu devenir thérapeute. Mais coach et hypnologue : OUI ! Je signe de tous mes doigts ! Parce que le coaching est une boite de ressources, un outil de diagnostic où le coach ne sait rien et doit apprendre, et où le coaché se redécouvre en répondant. Parce que aussi, grâce à l’hypnose, on va à l’essentiel du système naturellement, avec douceur.  Cela étant dit, comme ceux qui m’ont aidée, je suis consciente d’aider à ma façon, avec ce que je suis, ce que j’ai appris, ce qui me paraît efficace. J’aime la congruence et la résolution d’énigmes. J’aime ouvrir les boitiers et aider les engrenages à se remettre en place. J’ai aimé que des professionnels le fassent pour moi et je leur en suis reconnaissante pour toujours. Ils avaient l’air à l’aise, dans leur élément, chacun à leur manière.

Voilà pourquoi les articles qui apparaissent au hasard de la timeline de nos comptes Facebook, sont utiles. Ils rappellent, parfois avec une larme ou deux, ce à quoi on est sensible et ce qui nous ressemble. Ce qui peut être un bon mémo dans les périodes chargées de travail. Un peu comme un ami qui nous fait signe et dit “Souviens-toi de qui tu es”.

Je crois aux miracles

Je crois aux miracles

Quelle partie de vous a besoin de pleurer maintenant ?

Une partie de vous pleure peut-être en repensant à des côtés de vous mis en veille depuis longtemps. Et bientôt, peut-être plus tôt que vous ne l’imaginez, ce sont les larmes d’adieu à ce qui ne vous convient plus qui seront versées. Des larmes tendres, avec de la joie dedans. On ne sait jamais quand ça arrive. On sait juste que pour que cela se maintienne on va changer un peu de son quotidien, décider que nos actions seront différentes. Alors notre intention d’aller mieux se concrétise. Pour vous, si ce n’est pas juste maintenant, ce sera peut-être demain, ou la semaine prochaine.

Je vous souhaite ces larmes-là.

 

Pour aller plus loin :

Rencontrons-nous lors de l’atelier gratuit de 3h de coaching pour femmes qui a lieu le jeudi 15 septembre à 18h à Marche-en-Famenne. Testez ma méthode sans engagement. Si elle vous convient, vous poursuivez avec deux journées de coaching entre femmes (places limitées). Infos et inscription : www.bloomday.be Au plaisir de vous rencontrer et de passer un bon moment ensemble !

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