Qui êtes-vous ?

Quels sont vos fondements ? Non, non. Je ne dis pas “Quels sont vos rêves ?” ou encore moins “Que faites-vous dans la vie ?”. Je demande : quels sont vos fondements ?

Votre milieu d’origine

Avez-vous beaucoup voyagé, beaucoup vu, beaucoup rencontré de gens différents ? Même dans ce cas, il est probable que vous ayez retenu la part qui rejoint celle de votre contexte familial. En général, nous restons des enfants loyaux : nous avons grandi dans un milieu et peinons à nous en détacher. Ce n’est ni bien ni mal : c’est ainsi.

Des enfants loyaux

Oui, la loyauté. Nous respectons ce que nos parents nous ont renvoyé comme image de nous. Nous le nourrissons et le poursuivons, même adulte. Du mal à dire non ? Du mal à trouver du temps pour vous ? Du mal à faire exister votre réalité ? Peut-être vous a-t-on fait comprendre étant petit que vous deviez rendre service, être gentil, peut-être même vous a-t-on dit – ou fait comprendre – que vous deviez être parfait.

L’impact sur soi

Les messages que vous avez retenus de votre enfance vous poursuivent probablement. Il est même probable que vous soyez attaché à ces messages. Ils représentent un code de conduite que vous valorisez, et appréciez chez vos proches, transmettez à vos enfants.

Et pourtant.

Pourtant, il est bon de sortir de la fameuse “zone de confort”. On passe la ligne rouge, on franchit une frontière : on bascule le temps d’une décision, aussi infime soit-elle, dans un autre univers. L’univers où on est méchant ? Ingrat ? Égoïste ?

Et alors ?

Êtes-vous mort, vous, d’avoir rencontré un égoïste ? Non. Alors rassurez-vous : personne ne mourra si vous changez d’attitude soudainement, juste une fois. Juste ce soir, ce matin. Juste une toute petite fois, écoutez la voix qui vous permet d’aller voir qui est dans vos chaussures. Ce n’est plus forcément l’enfant de vos parents : mais il se pourrait bien que ce soit vous.

L’apologie de l’individualité

Je vais vous dire qui je suis, moi. Je suis quelqu’un qui croit à la solidarité. Je suis quelqu’un qui croit davantage à ce qui est meilleur pour tous, plutôt que pour soi. Mais je constate que se mettre au service des autres n’est pas un objectif valable dans tous les cas. Je ne vous encourage pas à abandonner vos relations et vos responsabilités. Mais juste à affronter celles-ci en assumant votre désir de changement. Ça grince. Ça gratte. Ça ne se passe pas sans égratignures. Mais c’est VOTRE responsabilité, et personne d’autre ne fera ce chemin à votre place.

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